Comment devenir aide-soignante ?

10/05/2024

Si le métier d’aide-soignant(e), avec sa mission d’accompagner les personnes malades, âgées ou handicapées dans les activités quotidiennes, de travailler au sein d’un projet de soins personnalisé et de contribuer à la prévention des risques, suscite votre intérêt, vous vous interrogez probablement sur la voie à suivre pour embrasser cette carrière en 2024.

Vous vous demandez quelles sont les conditions d’accès à la formation, son contenu, sa durée, mais aussi les opportunités de carrière et les perspectives d’évolution dans ce domaine ?

Vous trouverez dans cet article des réponses claires à vos interrogations ainsi que des conseils avisés pour mener à bien votre projet professionnel.


Les prérequis pour entamer la formation d’aide-soignant

Pour embrasser la profession d’aide-soignant(e), l’obtention du diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) est indispensable.

Ce diplôme, preuve de l’acquisition des compétences essentielles, se prépare en une année dans un institut de formation d’aide-soignant (IFAS). L’accès à cette formation est conditionné à la réussite d’une épreuve de sélection.

Mais, quels sont les prérequis nécessaires pour cette formation ?


Niveau d’études et conditions d’admission

Cette formation est ouverte à tous sans condition de diplôme préalable. Les candidats doivent simplement être âgés d’au moins 17 ans à l’entrée en formation.

L’épreuve de sélection comprend un dossier et un entretien. Le dossier doit inclure une lettre de motivation, un CV, une copie du diplôme le plus élevé, une copie de la carte d’identité ou du titre de séjour, et un justificatif de paiement des frais d’inscription.

L’entretien, d’une durée de 20 minutes, permet d’évaluer les connaissances et aptitudes du candidat dans le secteur sanitaire et médico-social. Ce moment se passe devant un jury composé d’un formateur et d’un professionnel de santé.

Le classement des candidats dépend de leur performance à l’entretien et des places disponibles dans les IFAS.


Aptitudes personnelles et qualités requises

Pour être aide-soignant(e), posséder des qualités humaines et professionnelles spécifiques est primordial. Il est essentiel d’être capable d’accompagner les personnes en situation de vulnérabilité dans leur quotidien tout en respectant leur projet de vie et leur intimité.

L’engagement dans un projet de soins personnalisé au sein d’une équipe pluriprofessionnelle est également crucial. Cela implique une contribution active à la prévention des risques et une participation au raisonnement clinique interprofessionnel, notamment par l’observation et la signalisation de toute anomalie.

Ainsi, un sens aigu du relationnel, des responsabilités, de l’organisation, ainsi qu’une grande rigueur, du dynamisme et de la discrétion sont indispensables. De plus, une résilience physique et psychologique est requise face aux épreuves comme la souffrance, la mort et le stress.


La formation pour devenir aide-soignante en 2024

Pour exercer le métier d’aide-soignant(e), obtenir le diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) est essentiel. Ce diplôme valide les compétences requises pour accompagner les individus malades, âgés ou handicapés dans leurs activités quotidiennes, participer à la construction d’un projet de soins personnalisé et contribuer à prévenir les risques. Alors, comment se déroule la formation pour embrasser cette profession en 2024 ?

Nous explorerons les innovations dans le parcours de formation, l’importance capitale des stages pratiques, et d’autres aspects pertinents.


Présentation de la formation au Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS)

Accessible après une sélection, la formation au DEAS s’étend sur un an au sein d’un institut de formation d’aide-soignant (IFAS). Elle inclut une partie théorique et une partie pratique. La théorie est divisée en 8 modules couvrant plusieurs domaines, notamment l’accompagnement des personnes dans leurs activités de la vie quotidienne, l’état clinique, les soins, l’ergonomie, la communication, l’hygiène hospitalière, la transmission d’informations et l’organisation du travail.

La formation pratique, quant à elle, consiste en 6 stages totalisant 24 semaines, répartis dans divers cadres professionnels comme les établissements de santé, médico-sociaux, les services à domicile, ou encore auprès de personnes âgées ou handicapées. La validation de la formation repose sur l’acquisition des compétences de ces 8 modules et 6 stages, ainsi qu’une épreuve orale basée sur ces modules.


Les nouveautés dans le parcours de formation

En 2024, des nouveautés enrichiront la formation au DEAS, dans l’objectif d’en faciliter l’accès, d’en améliorer le succès, et de valoriser l’expérience professionnelle des candidats. Parmi ces nouveautés figurent la mise à disposition de formations à distance via des outils numériques, un accompagnement personnalisé tout au long du parcours, la possibilité de valider le diplôme via la reconnaissance des acquis de l’expérience (VAE), et un parcours spécifique pour les aides-soignants désirant devenir infirmiers après 3 ans d’expérience, permettant une intégration directe en 2e année de la formation en soins infirmiers suite à une période de formation intensive de 3 mois.

Ces innovations visent à diversifier les profils des candidats, répondre aux besoins croissants du secteur de la santé et encourager la mobilité professionnelle chez les aides-soignants.


Les stages pratiques : Une immersion nécessaire

Les stages pratiques constituent un volet crucial de la formation DEAS. Ils offrent la possibilité de consolider les compétences théoriques, de s’exposer à la réalité du terrain, d’accroître autonomie et responsabilité, de s’adapter à divers contextes professionnels, de collaborer avec d’autres professionnels de santé, et d’apprendre au côté des tuteurs de stage. C’est aussi l’occasion de découvrir la variété des milieux et publics avec lesquels interagir, de préciser sa vocation, de tisser un réseau professionnel, et de visualiser son futur dans la profession.

En essence, ces stages sont une immersion précieuse dans le monde professionnel, un pas décisif dans la construction de l’identité professionnelle de l’aide-soignant(e).

missions cdd pour aide-soignant


Le marché de l’emploi et perspectives d’évolution

Ayant réussi à obtenir votre diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS), vous voilà prêt(e) à plonger dans le monde professionnel. Vous vous interrogez probablement sur les opportunités de carrière, les secteurs d’activité disponibles, le salaire de départ, ainsi que les perspectives d’évolution de carrière. Quelles spécialisations pourriez-vous envisager après avoir décroché votre diplôme ? Nous allons éclaircir ces points dans cette section.


Débouchés et secteurs d’activité

En tant qu’aide-soignant(e), professionnel(le) de santé, vous travaillerez sous la supervision de l’infirmier(e) et en étroite collaboration avec l’équipe soignante. Divers horizons s’ouvrent à vous : établissements de santé (hôpitaux, cliniques, centres de rééducation…), établissements médico-sociaux (maisons de retraite, EHPAD, foyers d’accueil…), structures accueillant des personnes âgées, handicapées ou dépendantes, services de soins à domicile, centres de santé, établissements scolaires, entreprises (services de santé au travail), et associations (comme la Croix-Rouge ou Médecins du Monde).

Le métier d’aide-soignant(e) connaît une forte demande, exacerbée par le vieillissement de la population, l’augmentation des pathologies chroniques et la complexité des soins requis. Selon Pôle Emploi, en mai 2024, plus de 15 000 offres d’emploi étaient ouvertes en France pour ce poste, attestant d’un taux d’insertion professionnelle élevé et de multiples opportunités en CDI, CDD, intérim ou vacation.


La rémunération initiale et l’évolution de carrière

Le salaire de départ pour un(e) aide-soignant(e) varie selon le secteur (public ou privé), le type de contrat et le domaine d’activité.

D’après SalaireMoyen.com, le revenu moyen brut s’élève à 1 846 euros par mois en 2024. Les primes, indemnités et heures supplémentaires peuvent influencer cette rémunération. Travailler la nuit, le week-end ou les jours fériés, ou encore dans un service spécialisé, peut entraîner des majorations salariales significatives.

En fonction publique hospitalière, la carrière d’un(e) aide-soignant(e) est rythmée par une grille indiciaire comportant 11 échelons, qui reflète l’évolution salariale selon l’ancienneté et l’expérience, allant de 1 540 à 2 173 euros bruts mensuels.

Les possibilités d’avancement s’étendent également à la formation continue ou à la validation des acquis de l’expérience (VAE), offrant la chance de gagner en compétences, de se spécialiser ou de s’orienter vers un nouveau métier, tel que aide médico-psychologique (AMP), auxiliaire de puériculture (AP), assistant(e) de soins en gérontologie (ASG), ou infirmier(e).


Les spécialisations possibles après l’obtention du diplôme

Après l’obtention du DEAS, vous avez la possibilité de vous spécialiser selon vos affinités, compétences, et objectifs professionnels. Vous pourriez opter pour un domaine spécifique, que ce soit auprès de personnes âgées, handicapées, atteintes de maladies chroniques, en fin de vie, en situation de précarité ou de dépendance, ainsi que dans un service spécialisé (réanimation, urgences, psychiatrie, pédiatrie, gériatrie, gérontologie, oncologie, dialyse, etc.).

Des formations complémentaires sont proposées pour affûter vos compétences dans un secteur choisi, telles que celles menant aux rôles d’assistant(e) de soins en gérontologie (ASG), d’aide médico-psychologique (AMP) ou d’auxiliaire de puériculture (AP), chacune répondant à des besoins spécifiques et ouvrant la voie à un diplôme d’État. Ces formations sont accessibles via la formation continue ou la VAE.


Conclusion

Si vous aspirez à devenir aide-soignant(e), un professionnel essentiel au sein du secteur de la santé, vous devrez obtenir le diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS). Ce diplôme, qui s’acquiert après une année de formation dans un institut de formation d’aide-soignant (IFAS) suite à une sélection rigoureuse, est votre sésame pour entrer dans cette profession. La formation mixte théorique et pratique, enrichie par des stages diversifiés, vous préparera à accompagner les individus fragilisés, à vous insérer dans une équipe de soins et à prévenir les risques.

L’année 2024 marquera un tournant avec l’introduction d’innovations telles que la formation à distance, l’accompagnement personnalisé, la validation des acquis de l’expérience (VAE), et un trajet spécial pour ceux visant une carrière d’infirmier(e). Le métier d’aide-soignant(e) se distingue par sa demande croissante et offre de substantiels débouchés professionnels, une rémunération compétitive, ainsi que des opportunités de spécialisation et de mobilité.

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